Miniatures du médecin de campagne

Surmenage

Reflexionen
Édition
2024/02
DOI:
https://doi.org/10.4414/phc-f.2024.1331888971
Prim Hosp Care Med Int Gen. 2024;24(02):48

Publié le 07.02.2024

Il était si fatigué qu’il faisait constamment des fautes de frappe et il avait encore dix dossiers de patient à compléter et trois rapports à dicter alors qu’il était déjà 19h30. Il avait faim et son agenda du lendemain était à nouveau rempli de consultations. Dans ces moments-là, il se demandait si cela continuerait ainsi jusqu’à la retraite. Il devenait plus impatient et plus irritable, ne dormait plus d’un sommeil aussi profond et son poids… mais n’en parlons pas. Il savait que cela ne pouvait pas continuer ainsi. Les choses étaient en ordre: il s’était fait un nom et le cabinet marchait comme sur des roulettes. Tout allait bien également dans sa famille. Mais parfois sa femme le regardait de manière étrange. Il lui arrivait de penser qu’il en avait assez de tout. Le mieux serait de partir d’ici. S’en aller. Non, naturellement ce n’était pas possible. Il était bien trop loyal pour cela. Il a soudain réalisé qu’il lui fallait en parler à sa femme le soir même. Quelque chose devait changer, mais quoi et comment?
Edy Riesen
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edy.riesen[at]gmx.ch
Edy Riesen

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